Famille Maltais Europe 2007

La famille Maltais part à l'aventure !! Europe nous voilà ! Caroline, Nicolas et nos trois enfants, William 8 ans, Louis-François 6 ans et Juliette 5 ans partons pour 5 mois, du 14 mars au 15 août 2007 en camping car. Suivez-nous dans notre périple ! Faites-nous part de vos messages en nous écrivant à l'adresse suivante: famillemaltais@yahoo.ca

28 août 2007

QUÉBEC, 5 mois plus tard ...

On a repris la maison dans un état impeccable. Les gens qui ont loué notre maison jusqu’au 14 août ont laissé la maison exactement comme nous l’avions quitté en mars dernier. On prend quelques jours pour replacer tous les vêtements, on revoit nos familles, nos amis. On est très heureux d’être de retour mais aussi très fier d’avoir fait ce voyage extraordinaire. On a vu de magnifique choses, vécu de belles expériences et rencontré des gens super. Pour notre famille c’est un rêve qui s’est réalisé et nous en sommes très fiers.

LA DOUANE … avec 13 bouteilles de vins

Un petit mot pour ceux qui se demandent comment on peut rapporter 13 bouteilles de vins au Québec. Évidemment l’important était de les déclarer, les conséquences auraient été plus graves si on s’était fait prendre… Une fois mentionné sur la fiche de retour, on nous envoie à la caisse des douanes. J’avais en main la liste des vins que je rapportais avec la valeur approximative en euros. J’avais égaré quelques factures … bizarrement, surtout les factures des Premiers grands crus et des Sauternes… Finalement je n’ai même pas eu besoin de sortir la liste. Le douanier me demande combien a couté la bouteille la moins cher; j’ai dis 5 euro … il m’a finalement fait payer les taxes sur 6 bouteilles (je ne sais pas pourquoi 6 et pas 7 ou 5 ?). Alors que je m’attendais à payer 300 $ de taxes, ça plutôt été 37$ que j’ai payé avec grand plaisir !!

C’EST LE RETOUR …


On commence à avoir hâte de retrouver nos proches, notre IMMENSE maison, nos amis. Les enfants parlent beaucoup de leurs amis mais on ne peu pas dire qu’ils se sont ennuyés vraiment. Ils savent aussi que l’école recommence bientôt. Les deux gars ne démontrent pas beaucoup d’enthousiasme mais pour Juliette, qui entre à la maternelle, c’est l’inverse et on sent bien son impatience de rejoindre ses frères à l’école.

On part vers 5 :30 du matin pour l’aéroport. Je laisse Caro, William et Juliette avec les bagages puis je me rends au point de rencontre pour remettre le camping-car à Bruno. Tous ce passe bien et j’espère revoir Bruno et Évelyne un jour, peut-être en France ou au Québec.

Après un court vol vers Amsterdam, nous reprenons l’avion à 16h pour Montréal. Robert et Mariana nous attendent à l’aéroport pour un dernier trois heures de route avant Québec.

PARIS

Il ne reste que quelques jours de voyage et nous reprenons l’avion à Charles-de-Gaule. On doit prévoir au moins une journée et demie pour le ménage complet du camping-car et pour faire nos valises. Mais avant, on doit évidemment passer dire bonjour à la Tour Eiffel. Il fait beau et chaud, c’est l’événement Paris-plage (du sable sur le bord de la Seine) et nous passons une belle journée de promenade dans la ville. Seule petite note négative : on est à la mi-août et il y a des touristes partout, vraiment partout. On devra faire la file longtemps pour monter à pied la Tour Eiffel mais bon, il fallait le faire avec les enfants.
J’avais donné rendez-vous à un collègue de bureau et ami, qui venait à Paris quelques jours en même temps que nous. Après quelques e-mails, nous avons décidé de faire ensemble un tour de bateau-mouche sur la Seine en soirée. On a donc rejoint Luc et sa conjointe Lucie sur le quai des Bateaux Parisien non loin de la Tour Eiffel. Le temps de prendre un p’tit rouge et nous voilà sur le bateau. Quelle belle soirée! On a rigolé et les enfants, surtout Juliette, ont été attirés comme un aimant par Lucie. Une fois à quai, on attend quelques minutes au bas de la Tour Eiffel pour voir celle-ci scintiller 10 minutes à 22 heures précise. Dès le début, on entend un gros OUAAAAA !!!! Des milliers de personnes en admiration devant ce spectacle magnifique à prendre des photos. On invite Luc et Lucie à venir nous rejoindre au camping du Bois de Boulogne afin de leur remettre certains articles de camping que nous ne pouvons pas ramener. On soupera tous ensemble dehors sans voir passer le temps. Ça été très agréable et nous avons bien hâte de les revoir à Québec.

La récompense : EURODISNEY

On avait promis aux enfants dès le début du voyage que nous irions à EuroDisney. Le site est à peine à 30 minutes de Paris et on trouve sur place toutes les facilités pour les camping-cars. D’ailleurs, nous étions plus de 800 camping-cars à passer la nuit !

Évidemment, Disney c’est génial pour les enfants, petits et grands. Nous avons profité au maximum de notre journée de manège (11 jeux en tout dans la journée !). La température était ordinaire, beaucoup de nuages mais pas de pluie. Le lendemain, nous passons quelques heures pour le magasinage de souvenirs, j’en profite pour mettre le blogue à jour dans un hôtel sur le site de Disney.

10 août 2007

PROCHAINE MISE À JOUR ... DE QUÉBEC

On est présentement à EuroDysney en banlieu de Paris. Demain on visite Paris puis c'est le retour le 15 aôut. Ça passe très vite et il nous reste plein de petites choses à faire avant de repartir (bagages avec les 18 bouteilles de vins ... , nétoyer le camping-car, remettre celui-ci à Bruno, etc...)
Je vais mettre les dernieres photos dans le blogue à mon retour à Québec le 16 ou le 17. Je vais aussi écrire, pour ceux que ça intéresse, le coût finale de notre projet, les chose à ne pas faire et les moments innoubliable que nous retenons par-dessus tout.
à bientôt
Nicolas

POMMARD

En route pour Dysneyland Paris, nous arrêtons quelques heures à Pommard en Bourgogne. Le village, à la grande réputation, est en fait minuscule. Nous goûterons quelques vins de toutes les gammes de prix et de différents millésimes. Nous avons la chance d'être avec un petit groupe d'Alsaciens plutôt connaisseurs ce qui nous permet de déguster un Premier Cru 1999 du plus réputé vignoble de Pommard (un peu trop cher pour nous cependant...) Notre choix s'arrête sur deux Premier Cru 2002. La région est belle mais et les vignobles impressionnat. À 5 minutes de Pommard, on passe par Meursault, un peu plus loin c'est Nuit-Saint-Goerges puis Aloxe-Corton, tousautour de Beaune. J'aurais passé quelques semaines ici ...

ANNECY

Je me rappelle encore très bien de la ville que j’ai visité il y a vingt ans. La ville profite d’un panorama exceptionnel sur le bord d’un des plus beau lac de France, au pied des Alpes. Tout compte fait, c’est moins cher de loué un bateau que de se payé le tour du lac sur un genre de bateau mouche. Il fait très chaud et beau, les enfants conduisent chacun leur tour le petit bateau et la promenade est agréable.

On passera le reste de l’après-midi à se promener dans la ville. Il y a évidemment beaucoup de touriste mais, un peu comme à Magog, c’est dans ce temps là que l’ambiance est bonne et que la ville est la plus belle.

SEMAINE DANS LES ALPES

Il fait beau et chaud et le paysage est à coupé le souffle. On est bien content de revoir mon frère, Anne et les petits. Le frère de Anne, Paul est déjà là à notre arrivé et c’est un plaisir de le revoir aussi. Le lendemain, mes parent arrivent enfin et les enfants sont surexcités de revoir leurs grands-parents. On passe la semaine à découvrir le la région par des excursions en montagne, les promenades et plusieurs activités sportives. Une des activités que l’on a le plus aimé c’est l’Acrobranche. Un trajet de deux heures entre les arbres, à 10 mètres du sol. Beaucoup d’émotion. Les enfants ont leur trajet eux aussi … à un mètres cette fois. Caro prend des photos, pas question quel monte même la première marche… dommage, moi j’ai tellement aimé ça que je l’ai refait de nuit !

Finalement, on a fait de belles activités en tenant compte que nous avions en tout 7 enfants de moins de 8 ans …

Puis c’est le départ, samedi mes parents partent pour leur deuxième semaine de vacances en Italie. Pour nous, on repart vers Paris mais avant on s’arrête à Annecy.

RENDEZ-VOUS DANS LES ALPES DU SUD

On prend quelques jours de vacances dans des campings 4 étoiles avec spectacle le soir, piscines chauffée et télé (pour suivre le Tour évidemment) dans le bar. Ça fait du bien de se reposer un peu. Mine de rien, conduire dans le trafic, pas savoir où on couche, changer d’endroit tous les jours, ça fatigue. On rejoindra mon frère et sa famille, mes parents les la famille de Anne ma belle-sœur dans leur maison d’été dans les Alpes du Sud, à 1h30 de Nice. On passera par le pont de Millau. Superbe construction, le pont a été ouvert il y à peine deux ans. Bel exemple d’un partenariat public-privé … ça coûte 20$ pour passer les 1.5 km de pont …

QUELLE EXPÉRIENCE !!!!

Franchement, on a vu de magnifiques choses durant notre voyage mais pour les émotions, le Tour de France est de loin l’expérience la plus significative !

D’abord, c’est toute une préparation de deux jours pour voir, pendant à peine 40 minutes, la course mythique. Mais ça vaut le coup !! En fait, les préparatifs font partie de la course. Je vous explique…

Comme je le mentionnais, nous avons décidé de rejoindre le Tour dans une étape de montagne dans les Pyrénées. Pour ceux qui ne connaissent pas le vélo, le gros avantage d’une étape de montagne est que le peloton est très étiré dû à la difficulté de monter un col à 8 ou 9 degrés sur 16 kilomètres après 190 km dans les jambes (environ 170 coureurs). De plus un autre avantage non négligeable est que les coureurs passent à 20 km heure plutôt que 50 sur les étapes sans dénivelés (à cette vitesse on n’a même pas le temps de prendre une photo).

Évidemment on n’est pas les seuls à connaître ces avantages… Y’a du monde partout. On doit donc partir la veille vers 10 heures le matin. On monte en camping-car le fameux Col en lacet qui mène au Plateau-de-Beille à 2 000 mètres d’altitude. On se rend vite compte qu’il ne reste que 4 places pour un camping-car sur les 16 kilomètres de routes. Déjà, plus de 30 heures avant la course, plus de 2 000 camping-cars sont en place, prêts pour la parade. On arrive à se placer sur le côté de la route à 8 km de l’arrivée. Le soir les gens, de toutes les nationalités, font la fête, peinturent sur la rue les noms de leurs coureurs favoris, etc. Il y a tellement de monde que des boulangers, bouchers, vendeurs de journaux passent pour offrir leurs produits. Vers 21 heures (toujours la veille), c’est le silence, seuls les policiers passent pour s’assurer qu’aucune voiture ou camping-car ne touchent, ne serait-ce que quelques centimètres, à l’asphalte. On comprend cette rigueur à minuit… Des dizaines de camions énormes montent le col à toute vitesse en passant à quelques centimètres des voitures afin d’installer les scènes et autres équipements pour l’arrivée. La nuit sera courte et très… en pente. On ne peut même pas laisser une bouteille sur la table tellement nous sommes croches!

Le jour de la course, dès 5 heures du matin, des gens commencent à monter le col pour se trouver une place. En voiture, à vélo, à pieds, on en voit de toute sorte et des milliers de personnes vont défiler devant nous jusqu’à 15 heures. Puis la caravane commence. C’est plus d’une centaine de véhicules de commanditaires qui passent en lançant des objets promotionnels. Les enfants sont aux anges! C’est un peu comme la parade du carnaval mais à 28 degrés !!! C’est une bonne différence quant même !!

Puis c’est enfin les coureurs qui approchent. On le sait par le bruit des hélicoptères qui passent à basse altitude. Les premiers forcent, les visages crispés, devancé par les motos des policiers, des photographes, des caméras, puis suivi par les autos des équipes. Tous le monde crient et les encouragent. Enfin je les vois de proche en personnes. Quel trippe !!! Je pense à mon chum Pierre et mes collègues Lucie et Denis, tous des maniaques de vélo. Évidemment, dans le feu de l’action, on oubli que chacun pourrait ouvrir un Jean Coutu avec tous ce qu’ils se sont injecter … mais c’est quand même un exploit.

On voit finalement une centaine de coureurs qui ferment la course, le grupetto, les retardataires (!). Et la voiture balai qui indique que la course est terminée. On ne voit même pas la fin, on se regroupe autour de la radio pour savoir qui remporte la course 8 kilomètre plus haut.

Puis ça redescend. Des dizaines de milliers de personnes redescendent à pied en vélo les autos, les commanditaires et des camping-cars à perte de vue. Ça sent les freins brulés, on mettra 3 heures à sortir de ce bouchon. On a pris des trois Australiens avec nous pour la route, ils étaient fatigués de descendre à pied. On se couche enchanté de notre journée. Demain, on se lève tôt pour voir la course dans une étape sans dénivelé. À 50 km heure, c’est vrai que ça passe vite. Les enfants sont tout de même content d’avoir vu la caravan du Tour une deuxième fois de suite. Juliette a son gilet Bouygues, Caro sa casquette du Tour, les gars leur casquettes à pois et moi mes 250 photos …